4x100 mètres

2019
genre : danse et théâtre
chorégraphie : Cécile Loyer
avec : Cécile Loyer et Violaine Schwartz
scénographie : Sallahdyn Khatir
régie lumière : Pablo Roy
régie son : Emmanuel Baux
Complicité musicale : Sylvain Chauveau
durée : 1h
création : 1er mars 2019 à DSN, scène nationale de Dieppe
production : compagnie C. LOY
coproduction : DSN – Dieppe Scène Nationale / Le Manège , Scène Nationale de Reims / Le Colombier (Bagnolet)
soutien : Département de la Seine Saint Denis 
agenda
"Une pièce délicate et intense, raffinée et brute, généreuse, qui touche juste"

Dans 4x100 mètres, la chorégraphe Cécile Loyer retrouve l'écrivaine et comédienne Violaine Schwartz, avec qui elle avait déjà créé le spectacle L'hippocampe mais l'hipoccampe pour le festival Concordanse 2014. 

Dans cette nouvelle création, interrogeant les questions de filiation et de transmission, elles se passent le relais pour tisser ensemble des histoires singulières aux empreintes universelles. A partir d'une collecte de témoignages auprès de professionnels de la mémoire (des conservateurs, des archivistes), de détenteurs de savoir-faire particuliers (un parfumeur, un sportif) ou en voix de disparition (un réparateur de poupée), auprès également d'individus hantés par la question (un collectionneur, une mère de famille débordée par les objets), elles se font porteuses d'histoires, comme des grands témoins de ce relais-là, et composent un spectacle où l'humour danse avec l'émotion, en changeant de chaussures à chaque pas. 

PRESSE : 
c'est comme ça qu'on danse.com (11 février 2019) : « 4x100m Ou Comment Se Passer Le Relais Façon Cécile Loyer Et Violaine Schwartz »

"Un carré de feuilles mortes, deux chaises, deux grands voiles qui donnent une impression de canopée par transparence. La lumière est douce. Et puis Cécile Loyer, danseuse, chorégraphe, et Violaine Schwartz, comédienne, autrice. Parties de témoignages, de rencontres, les deux femmes ont tissé des histoires sur la transmission — celle de légendes, de techniques, de biens, de patrimoines, de cultures... Et par le geste comme par le mot, elles nous les présentent en les racontant à leur tour, ou en les revivant. Changeant de chaussures comme pour se mettre dans celles de ceux dont ils racontent les histoires. Le geste de Cécile est tendu et contemporain ici, ressemblant au tango de nos aïeules là, souple et habité, jamais gratuit. Les mots de Violaine sont choisis, précis, et dits de leurs voix qui ne sont ni celles de narrateurs de radio, ni celles de clairons de théâtre, mais celles, franches, nettes, de la simplicité. Les faits presque nus. Ensemble ou séparément, face à nous ou face à face, elles nous reconnectent avec une élégante authenticité à nos propres racines, comme on les conçoit, comme on les ressent. Tout nous revient, ces gestes et pensées empruntés, hérités, transmis, comme un relais dans la grande Histoire. Les Bee Gees, de vieilles maisons, apprendre à nager, de vieilles clefs, l'horlogerie, on divague, accroché à des souvenirs qui ne sont les nôtres. Croit-on. Elles parlent de nous, tout nous est familier, et pourtant rien ou presque n'est culturellement ciblé, daté ou localisé. Un art de la mémoire pour tou.te.s. Avec 4×100 m — l'épreuve reine de relais — Loyer et Schwartz signent une pièce délicate et intense, raffinée et brute, généreuse, qui touche juste. Une de ces pièces qui réconcilient avec la scène, parce qu'enfin quelque chose d'important y a lieu. Et on en ressort légers, riches de tout ce qu'on a déjà, sans rien faire. Et de tout ce qu'on va pouvoir transmettre, à notre tour."

Ballroom - Charles A. Catherine - été 2019